Nos outils d’évaluation

Simplifier la mesure de l’exposition professionnelle pour prévenir les risques pour la santé des utilisateurs de produits phytosanitaires

L’exposition professionnelle aux produits phytosanitaires s’évalue en utilisant différents type de prélèvement comme des capteurs personnels d’exposition (bracelet en silicone, filtre et adsorbant) ou des matrices biologiques (sang, urine, cheveux).

Les capteurs d’exposition

Les bracelets en silicone

Le silicone est un matériau avec des propriétés de sorption exceptionnelle. Il fixe rapidement les substances chimiques auxquelles il est exposé. Porté sous la forme d’un bracelet, il permet de mesure une exposition personnelle.

Les premières recherches scientifiques concernant l’utilisation de bracelets en silicone en tant que capteur personnel de pollution remontent à 2014. Les bracelets en silicone ont depuis fait l’objet de nombreuses publication scientifique. L’IRES est le premier laboratoire en France à l’avoir développé et utilisé les bracelets en silicone comme outil de métrologie pour évaluer l’exposition personnelle à des substances chimiques comme les additifs de plastique, les retardateurs de flamme, les produits phytosanitaires et les biocides.

L’IRES utilise des bracelets en silicone dans le cadre du projet INDEXPRO pour mesurer l’exposition des agriculteurs aux produits phytosanitaires et évaluer les performances des équipements de protections individuels et des cabines de tracteurs.

Les bracelets en silicone sont des outils économiques et simples d’utilisation pour évaluer l’exposition professionnelle des agriculteurs aux produits phytosanitaires.

Les analyses des bracelets en silicone en laboratoire portent sur la recherche des substances actifs de produits phytosanitaires et éventuellement leur produits de dégradation.

Les prélèvements actifs sur filtres et adsorbants

Les prélèvements actifs d’air constituent une méthode de référence pour les mesures de l’exposition professionnelle aux agents chimiques comme les produits phytosanitaires. Le dispositif se compose d’un filtre et/ou d’un tube adsorbants sont montés sur une pompe . La pompe, le filtre et/ou l’adsorbant sont portés par l’utilisateur pendant la durée de son travail avec les produits phytosanitaires.

La réalisation de prélèvement actif nécessite l’intervention d’un personnel technique qualifié pour régler la pompe et mettre en place le filtre et/ou la cartouche d’adsorbant. Pour cette raison, ce type de prélèvement est couteux et complexe à mettre en œuvre pour évaluer l’exposition des agriculteurs aux produits phytosanitaires.

Les analyses d’air en laboratoire portent sur les principes actifs phytosanitaires et éventuellement leurs produits de dégradation.

La biométrologie

La biométrologie est la mesure des marqueurs d’exposition dans des échantillons biologiques comme les cheveux que l’IRES propose pour évaluer une exposition chronique et environnementale aux produits phytopharmaceutiques.

Les cheveux

Les analyses de cheveux se sont beaucoup développées depuis 20 ans, notamment pour la mesure de l’exposition chronique aux produits chimiques.

Les analyses de cheveux pour la mesure de l'exposition professionnelle aux produits phytosanitaires

Les cheveux sont irrigués à leur racine par des vaisseaux sanguins qui apportent les constituants nécessaire pour la synthèse des cheveux. Les substances chimiques présentes dans la circulation sanguine s’incorporent dans la structure des cheveux au moment de leur synthèse. Ainsi, la présence d’une substance chimique dans les cheveux atteste de l’exposition.

Comme les cheveux poussent en moyenne de 1 cm par mois, l’analyse d’un segment de 1 cm permet de mesurer l’exposition sur une période de 30 jours. Les analyses de cheveux portent généralement sur les trois premiers centimètre à partir du cuir chevelu. Cela permet d’évaluer l’exposition d’une personne sur les 3 derniers mois.

En comparaison des autres matrices biologiques, l’analyse d’un segment de 3 cm tout les trimestres permet d’évaluer l’exposition d’une personne sur un an et de tracer l’évolution de son exposition à chaque trimestre. Les cheveux constituent un moyen économique de suivre l’exposition professionnelle des agriculteurs aux produits phytosanitaires puisque seulement 4 échantillons de cheveux par an sont nécessaires.

L’étude des cheveux des utilisateurs de produits phytosanitaires montrent qu’ils contiennent un nombre de substances actives plus important que la population générale ainsi que des quantités plus élevées indiquant une exposition plus importante à la fois en nombre de substance et en quantité.

Les cheveux sont une matrice très intéressante pour l’évaluation de l’exposition professionnelle aux produits phytosanitaires. En effet, le prélèvement est très simple a réaliser et le transport des échantillons jusqu’au laboratoire s’effectue par voie postale à température ambiante.

Les analyses de cheveux en laboratoire peuvent porter sur les principes actifs de produits phytosanitaires et leurs métabolites.

L’IRES travaille depuis plus de 10 ans sur les analyses des produits phytosanitaires dans les cheveux et propose aujourd’hui l’analyse de plus de 200 produits phytosanitaires, produits de dégradation et métabolites.

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